Voyager avec un réchaud à essence. Test MSR XGK et Primus Omnilite

DISCLAIMER :

Test PARFAITEMENT indépendant. J’ai acheté ces deux réchauds et leurs bouteilles respectives, je ne tire aucun avantage à en dire du bien ou du mal!

Sommaire:

Depuis mon voyage en Asie Centrale en 2019 je ne voyage plus qu’avec un réchaud à essence.

Avantages:

Universel: Les cartouches de gaz sont en effet introuvables en dehors des grandes villes dans certains pays; l’essence, elle, se trouve partout.

Économique dans la durée: Un litre d’essence (autour d’un 1,5€ en France, beaucoup moins ailleurs) permet de cuisiner très largement pendant 15 jours.

Le froid: contrairement au gaz, l’essence supporte très bien le froid (d’autant que les cartouches de gaz spéciales froid sont introuvables dans certains pays).

L’essence c’est bien aussi pour nettoyer une chaîne de vélo! Sur le long cours je l’ai souvent utilisée pour décrasser la transmission de Corentine.

Inconvénients:

Le danger: la moindre fuite vire au drame! Il faut être extrêmement vigilant.e et toujours vérifier que tout est OK. Pour ma part je mets sous protection tous les joints apparents (voir photos ci-dessous selon les modèles) depuis que j’ai frisé la catastrophe après en avoir perdu un.

Le poids: les réchauds à gaz, à alcool, et même certains à bois sont plus légers

L’odeur: à moins d’utiliser exclusivement de l’essence C, l’essence ça pue!
J’ai pour ma part cousu des extensions de sacoche pour l’isoler du reste de mes affaires.
Rien de plus rageant que de s’en flanquer sur les doigts en remplissant la bouteille ou en manipulant le réchaud!

Le prix d’acquisition: un réchaud à essence est beaucoup plus cher à l’achat. Par contre il est censé durer longtemps, il est entièrement démontable et les pièces de rechange se trouvent facilement

L’obligation de transporter en sus des bouteilles spéciales (qui sont parfois refusées à l’aéroport si mal nettoyées)

Le bruit: la cuisine à l’essence est plus bruyante que celle au gaz, les réchaud à bois et à alcool étant les plus silencieux (sur l’Omnilite -TI de Primus il est néanmoins possible de rajouter un silencieux, voir plus bas)

La (relative) complexité à allumer, mais aussi à RALLUMER

Plus polluant. Les réchauds à essence, à cause de la combustion incomplète (flamme jaune), notamment lors du préchauffage, sont un peu plus polluant que les réchauds à gaz.


Généralité sur les réchauds à essence :

Un peu d’histoire :

Le réchaud à essence a été mis au point par la société Coleman (Kansas) au début de la 2nde guerre mondiale sur demande de l’armée américaine.


« les spécifications de l’armée pour le nouveau réchaud portatif étaient rigoureuses. Il devait être léger, brûler n’importe quel type de carburant et fonctionner dans presque tous les types de temps. Et il fallait qu’il soit petit car il serait utilisé par les skieurs et les parachutistes, des soldats qui se trouveraient parfois derrière les lignes ennemies. » Source : https://www.kshs.org/kansapedia/portable-stove/10111

Après la guerre le GI Pocket Stove a été commercialisé pour un usage civil, et le réchaud à essence est ainsi devenu un incontournable des expéditions lointaines comme des baroudeurs de tout poil.

Réchaud d’époque (avec sa clef de maintenance!)
que m’a très gentiment offert mon incroyable copain Guy

Les bouteilles d’essence :

Les réchauds primitifs avaient le réservoir sous le brûleur. Pour des raisons évidentes de sécurité ce n’est plus le cas. Le carburant est maintenant déporté dans une bouteille qui sert à alimenter le brûleur autant qu’à transporter le combustible.

L’essence nécessite un contenant spécial. Il faut un récipient adapté, solide et muni d’un bouchon de sécurité. Les bouteilles de transport d’essence sont maintenant homologuées.


ATTENTION: Même si les pas de vis correspondent parfaitement, toutes les bouteilles ne sont pas forcément compatibles avec tous les réchauds:
les réchauds MSR acceptent toutes les bouteilles. Par contre les Primus ont OBLIGATOIREMENT besoin d’une bouteille Primus (le goulot est un peu plus large pour aplatir le joint torique de la pompe).

Un ou deux bouteilles? Quelle contenance?

Il n’y a pas de réponse universelle. Je crois que cela dépend des pratiques de chacun.e comme de la durée du voyage.

En ce qui me concerne, je cuisine VRAIMENT. La ratatouille, les poivrons rissolés avec des oignons, les courgettes, ou même les carottes cuites font partie de mon ordinaire. Forcément je consomme (même si un litre d’essence me dure plus au moins 2 semaines).
Une petite bouteille m’est insuffisante, et une seule grande bouteille me pose trop de problème.
En effet il me faut la vider pour la remplir (parfois je voudrais un peu de réserve avant qu’elle ne soit vide) et surtout il est des pays où les pompistes existent encore!
Et là c’est terrible : on vous regarde déjà bizarrement quand vous arrivez en vélo avec votre petite bouteille, vous avez beau expliquer qu’il ne faut la remplir QUE jusqu’au trait (sinon il n’y a plus la place de mettre la pompe) on vous la rend toujours pleine jusqu’à la garde.

Bref dans les pays où les pompistes ont disparu une seule bouteille suffit. Si vous visez les Balkans ou l’Asie Centrale, deux bouteilles (une grande et une petite) c’est vraiment plus confortable.

Transporter les bouteilles en avion:

C’est problématique! Il est interdit de transporter du combustible en avion, le gaz, l’essence ou l’alcool sont prohibés. (Rélie arrive néanmoins à transporter de l’alcool liquide en loucédé).

Le problème de l’essence reste l’odeur. Certains pays (et certains douaniers) sont plus regardant que d’autres. Il arrive (surtout en direction des pays anglo-saxons comme les USA, l’Australie ou le Canada) que vos bouteilles même vides soit refusées à cause de l’odeur persistante.

On peut embarquer avec une bouteille neuve, on peut aussi nettoyer les anciennes pour limiter la casse. Pour ce faire vous avez l’embarras du choix : certain.e.s utilisent du coca, d’autres de la terre de sommière, du savon de Marseille, du jus de citron, du vinaigre blanc, du bicarbonate de soude, du café…

En ce qui me concerne je vote pour l’essence C (si j’en trouve ) qui n’a pas d’odeur et qui dilue les atomes d’essence, sinon le coca qu’on trouve partout et qui me permet de rincer. Mais le plus important c’est surtout de LAISSER LA BOUTEILLE OUVERTE pour que les molécules odorantes s’évaporent.

C’est ainsi que ma dernière semaine de baroud j’essaye de cuisiner au gaz pour laisser mes bouteilles ouvertes.
En prime au moment de monter dans l’avion je les laisse sur le vélo (comme si c’était des bidons) ouvertes sans bouchon vers le bas (pour qu’au scanner il soit bien évident qu’elles ne contiennent rien), plutôt que dans mes bagages qui sont plus facilement vérifiés. C’est toujours passé (je croise les doigts).

Et si vos bouteilles sont refusées?


Le très regretté Gérard Porcheret, incroyable cyclo (et ex-triathlète) qui a arpenté le globe à biclou pendant des décennies a expérimenté :
Il a récupéré sa bouteille d’essence refusée (c’était vers l’Asie), s’est précipité vers le bureau de poste de l’aéroport, a acheté un emballage, et posté sa bouteille d’essence vers sa destination.
Ainsi la bouteille d’essence (vide mais odorante) a bien voyagé dans un avion, mais pas le sien 🤦‍♀️ #Authentique

Essence? Sans plomb? Diesel?

Les réchauds à essence sont fournis avec plusieurs buses qu’on peut changer en fonction du carburant.

J’ai cité ci-dessus l’essence C (autrement nommé Solane 60-95, white gas ou essence blanche) qui est la plus raffinée des essences. elle a pas d’odeur et très peu de dépôt. Elle est idéale pour cuisiner, mais aussi pour purger et nettoyer un appareil encrassé.
Malheureusement elle est chère et pas forcément facile à trouver. Elle est en vente au Vieux Campeur (mais pas par correspondance), on la trouve aussi parfois en magasin de bricolage.

Les réchauds sont compatibles avec plusieurs combustibles liquides (en changeant de buse pour le diesel) par ordre de préférence (du plus raffiné au plus encrassant) :

Essence C – Sans Plomb 98 – Sans plomb 95 – Sans plomb 88 (voire pire, en Asie Centrale l’essence est est de très mauvaise qualité) – Kérosène – Diesel
Surtout pas de carburant plombé (rarissime de nos jours)

Comme il n’est pas facile de savoir comment se nomment ces différents carburants dans les autres langues j’ai enregistré sur mon smartphone la photo de la notice, je vous encourage à faire de même

Le russe manque cruellement! En Asie Centrale je disais бензин (benzyn) pour l’essence , et je savais que дизель (disel) voulait dire diesel. Mais je ne sais pas du tout comment on dit « essence blanche » en russe
Je crois aussi qu’en Amérique latine , on ne dit pas « bencina blanca » pour l’essence blanche mais je ne retrouve pas l’info.
Si vous pouvez m’aidez sur le sujet, n’hésitez pas à commenter!

Guy, en commentaire nous a offert le document parfait qu’il convient de conserver sur son smartphone (même si pour le russe il convient de jeter à œil à « Bulgaria » Un grand grand merci à lui!

https://www.cyclo-randonnee.fr/pdf/names_of_fuel_130128.pdf

Fonctionnement

Un réchaud à essence se compose du réchaud en lui-même, relié à d’une pompe vissée sur la bouteille.
En pompant nous augmentons la pression dans la bouteille et par là-même envoyons l’essence dans le brûleur à travers le tuyau.

Pour pouvoir lancer le réchaud il faut d’abord visser la pompe sur la bouteille (en fait, elle y reste à demeure, on ne l’enlève que pour remplir la bouteille) puis pomper une vingtaine de coups. Pensez à re-pomper lorsque la cuisson dure et que le pression diminue.

Le préchauffage:

Un réchaud à essence fonctionne avec de l’essence gazéifiée. Il convient donc de préchauffer l’essence avant qu’elle n’atteigne la buse en la faisant passer dans un tortillon au dessus de la flamme.

Classiquement il faut faire couler un peu d’essence puis fermer l’alimentation. Enflammer, quand la flamme diminue on ouvre les vannes pour cuisiner normalement.

Marie Bardet dans les commentaires me rappelle qu’à l’allumage nous avons facilement une flamme de 15 ou 20 cm. Elle utilise donc la même technique qu’affectionnait mon copain Gérard : préchauffer avec de la pâte allume-feu ou de l’alcool solidifiée (ça limite vraiment la hauteur de flamme)
En ce qui me concerne j’ai très vite abandonné cette technique pour deux raisons : ces combustibles sont interdits en avion (comme en train ou en bus même s’il n’y a jamais aucun contrôle) et en prime ça m’alourdit. Mais il faut reconnaître que c’est une excellente technique!

Allumer/ rallumer

Cela semble compliqué mais une fois l’habitude prise c’est très simple. J’ai mis des vidéos officielles qui explique la marche à suivre pour chacun des modèles que je cite.

C’est parfois un peu plus compliqué quand le réchaud s’est éteint et qu’il faut le rallumer.


Trois cas de figure :

  • 1 – Le réchaud est froid et l’essence liquide gicle. Dans ce cas, il faut préchauffer normalement.
  • 2 – Le réchaud est déjà chaud et l’essence se gazéifie, il suffit juste alors de le relancer sans préchauffage
  • 3 – la galère c’est lorsqu’il est entre les deux, l’essence est gazéifiée mais contient des gouttelettes qui giclent dans tous les sens.
    Dans ce cas j’ai toujours avec moi un petit morceau de bougie que j’allume et place dans le foyer pour préchauffer. Sans bougie tout peut faire l’affaire : un morceau de carton, d’écorce, un jet d’essence de votre bouteille de secours…

Matériel de maintenance:

Tous les modèles proposent un kit de maintenance contenant de quoi réparer les pannes les plus courantes (joints toriques, clefs de démontage, pièces de rechange…) il est tout à fait recommandé de partir avec pour un long voyage! En ce qui me concerne le kit de maintenance ne me quitte même pour quelques jours.
Il m’a sauvé un repas chaud plus d’une fois (problème de pompe, de joint, d’aiguille de nettoyage). J’ajoute toujours quelques joints toriques supplémentaires à la bonne dimension. Cela ne pèse pas bien lourd et c’est très rassurant.

Surtout ne pas perdre de joint!

J’ai risqué la catastrophe une fois. Au bord du lac Song Kul (Kirghizistan) , absolument enchantée par le paysage je fus tête en l’air et n’ai pas remarqué qu’un joint manquait… et je pompais, je pompais, je pompais

C’est l’odeur qui m’a fait lever le nez de l’horizon pour constater qu’une flaque d’essence était en train de se répandre sous ma tente…

Astuce concernant tous les réchauds à essence : La petite manique en silicone présentée dans l’article « Tambouille et bidouilles » est TRÈS PRATIQUE pour démonter un réchaud brûlant qui vient de s’encrasser avec de l’essence pourrie 😉


Le MSR XGK-EX :

Poids et prix :


Réchaud MSR: 321g / 185€ (janvier 2022 au vieux campeur)
Pompe MSR: 67g
Emballage du réchaud: 17g


Petite bouteille MSR (325ml au max) : 96g (sans bouchon) / 22€ (janvier 2022 au vieux campeur)
Grande bouteille MSR (887 ml au max): 188g (sans bouchon) / 27€ (janvier 2022 au vieux campeur)
Bouchon bouteille MSR: 27g

En Asie Centrale, je n’avais guère le choix. Le gaz est introuvable en dehors des grandes villes, de surcroît je montais au Pamir (jusqu’à 4700 d’altitude) , le gaz fonctionne mal et le bois est introuvable.

J’avais opté pour un MSR MKG-EX pour sa fiabilité (il est connu pour accepter des essences de mauvaise qualité).

Pour le transport, l’emballage fourni est très bien pour le réchaud (solide et léger) ; la pompe (qui est l’élément le plus fragile ) reste vissée sur la bouteille.

Par contre je protège TRÈS SOIGNEUSEMENT la pompe (c’est la même pour tous les réchauds MSR sauf pour le modèle Dragonfly). D’une part pour éviter qu’elle ne s’encrasse inutilement mais aussi parce qu’il y a une petite pièce ne tient pas très bien. Il y en plus un joint à l’intérieur qu’il ne faut surtout pas perdre.

(si vous perdez cette pièce il est possible de faire fonctionner le réchaud en enfilant plusieurs joints à la suite sur la partie mâle du réchaud qui s’insère ici, vérifiez bien qu’il n’y aie pas de fuite!)

J’ai cousu un manchon en tissu pour toujours protéger la pompe, un simple sac plastique tenu par un élastique fait aussi l’affaire!

Astuce : Il n’est nullement besoin pour ce système de pompe d’enlever l’air de la bouteille pour la déconnecter du réchaud. Je voyageais sans jamais purger l’air.

S’il s’éteint, il est un peu inquiétant à rallumer (pas de ralenti), mettre une flamme sous la buse (bougie, morceau de carton ou d’écorce) simplifie la chose.

Vidéos :

Je vous conseille bien évidemment de visionner soigneusement ces vidéos avant de partir, mais aussi de les enregistrer sur votre smartphone (taper youtube to MP4 dans google si vous ne savez comment faire..) .
Avec ces vidéos et un kit de maintenance vous pourrez pallier quasiment l’intégralité des problèmes pouvant se poser.

Utilisation de votre réchaud MSR à combustible liquide (Francais) :

Entretien de la pompe du réchaud MSR :

Changing Fuel Types:

XGK Maintenance

Mon avis sur le MSR – XGK-EX

Sa renommée n’est plus à faire, il est fiable et accepte de grandes popotes. Il est le compagnons idéal des grosses expéditions.

J’ai utilisé ce réchaud pendant plus de deux ans (environ 13 semaines de voyage par an) et puis j’ai changé car il a un ÉNORME défaut : il supporte très mal le ralenti. On arrive à baisser l’intensité avec un peu d’habitude, malgré tout j’en avais assez de faire brûler toutes mes casseroles.


Primus Omnilite TI

Sur les conseils de François, le papa de Corentine

(Si un jour tu changes de réchaud , prends le Primus Omnifuel , il possède une vanne au pied du brûleur qui joue sur le débit de combustible gazeux en plus de la vanne à la bouteille qui lui joue sur un débit liquide ( dans le cas de l’essence ou du pétrole) ….donc tu peux réduire instantanément le débit et mijoter tranquillement . De plus tu peux y brancher une cartouche de gaz à la place de la pompe , il possède 3 gicleurs différents . Il fonctionne parfaitement à l’essence d’Asie centrale , un seul nettoyage en 2 mois ! J’ai eu longtemps des MSR XGK et le Primus est nettement un cran au-dessus , plus stable aussi avec son large trépied . Comme toi , je ne touche rien sur la communication Primus .)

j’ai opté pour le primus Omnilite multifuel et je ne regrette pas mon choix. Certes il ne supporte pas d’aussi grandes casseroles que le MSR XGK mais le ralenti fonctionne du tonnerre, il est de surcroît plus léger (mais plus cher à l’achat) et fonctionne aussi avec des cartouches de gaz au format international (EN521)

Les réchauds Primus existent sous deux formes :
la forme normale, le primus Omnifuel et celui en titane, plus léger mais plus cher: le Primus Omnilite TI. C’est ce dernier que j’ai choisi mais le mode de fonctionnement est identique pour ces deux réchauds.

Poids et prix :

Réchaud Primus omnilite: 223g / 229€ (janvier 2022 au vieux campeur)
(le réchaud Primus omnifuel coûte 209€ mais pèse un peu plus lourd)
Pompe Primus: 100g
Emballage Primus: 216g !! (ce n’est pas une faute de frappe)


Petite bouteille Primus 350 ml (sans bouchon) : 86g (livrée avec le réchaud)
Bouchon bouteille Primus: 34g

Le poids de l’emballage est proprement hallucinant! Pour ma part j’utilise celui du MSR, gain de poids: 199g!

Le fonctionnement est le même à l’allumage que pour tous les réchauds: on préchauffe l’essence, on allume quand elle est gazéifiée. Mais l’accessibilité de la buse facilite grandement le ré-allumage.
Attention : la bouteille ne délivre de l’essence que si elle bien positionnée. Si le mot « ON » est visible sur la pompe alors la bouteille enverra de l’essence. Si le mot « OFF » est visible sur la pompe ce n’est plus le cas.

Les Primus possèdent deux robinets : celui au niveau de la bouteille qui ne permet pas d’affiner le débit, et celui, MA-GI-QUE, qui se situe au niveau du brûleur. Ce dernier permet des ralentis parfaits!

IMPORTANT: Pour éteindre le réchaud (contrairement au MSR) il faut surtout bien purger l’air avant de déconnecter la bouteille au réchaud, sinon vous aurez de l’essence PLEIN les doigts, c’est le seul point délicat .

Marche à suivre pour éteindre le réchaud:

  • On retourne la bouteille d’essence pour voir le mot OFF apparaître.
  • Quand il n’y a plus aucune pression (et pas avant!) on ferme les robinets. D’abord le robinet qui est au niveau de la bouteille, puis celui qui est au niveau du réchaud.

Avec le temps on connaît à peu près combien d’essence va encore s’écouler après le retournement de la bouteille.
Je ne déconnecte pas (et je ne purge pas l’air) après le repas du soir, mais toujours après le petit déjeuner. Pour ma part, avec 500ml d’eau, je retourne la bouteille au moment où l’eau commence juste à frémir et elle a le temps d’arriver à ébullition.
Si j’ai 250ml d’eau je retourne la bouteille très rapidement après l’allumage.

Protections :

J’utilise le même manchon que le MSR ci-dessus pour protéger la pompe, mais en prime je protège aussi l’extrémité du tuyau de raccordement qui contient un joint :

Vidéos :

Je vous conseille bien évidemment de visionner soigneusement ces vidéos avant de partir , mais aussi de les enregistrer sur votre smartphone (taper Youtube to MP4 dans google si vous ne savez comment faire). Avec ces vidéos et un kit de maintenance vous pourrez pallier quasiment l’intégralité des problèmes pouvant se poser.

Problème particulier auquel j’ai eu affaire : lors des premières mises en route , il se bouchait tout le temps! En fait la chambre de combustion était pleine de graisse (résidu issu de la pompe?), une fois décrassé il fonctionnait parfaitement

How to use a multi-fuel stove:

How to clean the jet:

How to do maintenance on your multi-fuel stove :

How to troubleshoot your multifuel stove:

Bon à savoir : pour assourdir le bruit de l’omnilite il existe un silencieux : OmniLite Ti Silencer (mais je ne l’ai pas testé)

L’allumage

Je recopie ce paragraphe tiré de l’article « Lutter contre le froid au bivouac« . Nous n’utilisons plus que ce briquet été comme hiver (mais je garde un classique briquet à gaz de secours au cas où je perds celui-là)

J’ai pour ma part complètement abandonné les briquets à gaz (qui ne fonctionnent pas par temps froid et qui sont très difficile à manipuler avec les mains froides) , ainsi que les allumettes qui ne s’allument plus dès qu’elles sont humides (j’ai souvenir avec Rélie d’avoir essayer d’en allumer – waterproof de sécurité de la mort-qui-tue- qui étaient complètement hors d’usage après un séjour dans une maison non chauffée…)

Les briquets suédois qui fonctionnent sous la pluie et qu’on peut manipuler avec des moufles sont – pour nous deux – la meilleure des solutions été comme hiver.

4 commentaires sur “Voyager avec un réchaud à essence. Test MSR XGK et Primus Omnilite”

  1. C est vrai que c est ultra pratique faut qd même faire gaffe à l allumage la première fois ( je m en souviens encore ).et les fois suivantes si on est sous l abside de la tente !!

    On peu regarder la vidéo de brieg
    https://youtu.be/yAL9GWienIY

    Perso je prechauffe avec de la pâte ou de l esbit c est moins violent qu en laissant couler l essence

    Dernier commentaire

    Le coca pour l odeur cela a toujours fonctionné depuis 1992

    1. Ah merci 🙏🙏! j’ai complètement oublié de parler de l’allumage et de possible gigantesque flamme que ça provoque. C’est Gérard Porcheret lui-même qui m’avait conseillé cette technique: pâte d’allumage ou allume-feu.
      Je l’ai très vite abandonné parce que c’est strictement interdit de transport en avion (mais il m’avouait se débrouiller pour que ça passe en la planquant dans un tube de dentifrice ou équivalent) et que ça m’alourdissait sur le long, mais c’est vrai que c’est beaucoup mais vraiment beaucoup plus confortable!
      je le rajoute en te créditant, merci encore

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