C’est quoi une bonne appli de cartographie ? Comment ça fonctionne ?

Plan :

Une appli mobile ou un GPS de vélo ?
Et l’autonomie ?
Une appli c’est une carte numérique en fait ?
Une appli c’est un moteur d’itinéraire ? Non ?
Alors c’est quoi une bonne appli ?

Une application mobile de cartographie est une aide précieuse pour le randonneur à vélo.

Elle ne s’oppose nullement à la cartographie papier. Elle est parfaitement complémentaire.

Rien de plus agréable que d’étaler sa carte le soir dans la tente pour faire son chemin et choisir sa route sur le papier.
C’est tout aussi formidable de ne pas être obligée de transporter 4 kilos de cartes au 1:25 000 et de disposer de cartes du monde entier détaillées sur son téléphone.

De la même manière, un GPS n’est pas forcément utile pour monter au Pamir : une fois la vallée choisie, pas de possibilité de changement.
Pour traverser Londres à vélo c’est une autre paire de manche….

On peut aimer la cartographie sur smartphone et adorer se servir d’une boussole sur carte papier, voire même faire de la course d’orientation (ce qui est mon cas).

Une appli mobile ou un GPS de vélo ?

Le GPS vélo n’offre pas grand chose de plus qu’une appli de téléphone mobile. Il est cher et ajoute du poids.
Une appli téléphone fait pratiquement tout mieux que lui (y compris l’affichage du compteur de vélo , l’enregistrement des traces ou le suivi d’entraînement et des performances… ) .



« L’ordinateur vélo » et le GPS sont un enjeu de stratégie commerciale important : bien plus intéressant de vendre de la technologie à 300 ou 400 € plutôt qu’un bête compteur 😉
Surtout si derrière on vous vend encore des cartes et des mises à jour….

Consommons, consommons toujours davantage….

Mais il est une chose que le GPS fait vraiment mieux que le téléphone et qui mérite qu’on s’y intéresse c’est la gestion de la batterie.

L’utilisation de son smartphone comme GPS implique de pouvoir le charger tous les jours mais aussi de ne pas abuser du guidage.
Un GPS dédié peut avoir une autonomie 2 à 3 fois plus grande, voire davantage, ce qui n’est pas négligeable.

L’autre aspect pas forcément anodin c’est sa solidité. Si certains smartphones sont étanches et anti-choc, la plupart sont assez fragiles, même s’il y a toujours la possibilité d’acheter une coque de protection (si elle existe pour votre modèle).

Un GPS dédié peut survivre à une chute de quelques mètres, à une inondation comme à une pluie diluvienne, votre smartphone, s’il n’est pas protégé, c’est moins sur.

Et comme appareil de secours?

Pourquoi pas. En voyage j’ai toujours peur de perdre deux choses : le portefeuille et le smartphone. Par deux fois je me suis fait des frayeurs (téléphone égaré sur une piste islandaise et par chance retrouvé , en prime sur sol sec plutôt qu’au fond d’une flaque d’eau! Au Kirghizistan le smartphone a planté, obligé de le réinitialiser et de tout réinstaller … avec un clavier en cyrillique! )

Mon rêve dans ces moments de solitude n’était alors pas de disposer d’un GPS en rab mais plutôt d’un téléphone de secours…

[Édité : Duncan dans les commentaires m’apprend qu’il existe des smartphones à encre électronique. Grande autonomie, lisible en plein soleil…
Je vous encourage à filer en bas de page pour en apprendre plus sur le sujet ! ]

Et l’autonomie ?

L’autonomie électrique est un réel soucis pour celui ou celle qui utilise son smartphone comme GPS. Nous détaillerons avec Rélie nos pratiques et nos habitudes.

Je tiens juste à signaler qu’on arrive très bien à voyager sans carte papier en s’orientant uniquement avec son téléphone à condition de faire attention.

J’ai fait ainsi pendant mes deux derniers voyages (je n’ai jamais trouvé de cartes qui me convenaient), ça c’est très bien passé alors même que je n’ai pas eu accès à une prise électrique pendant 5 semaines.

Il y a de telles différences de batterie en terme de taille et d’autonomie que je vais prendre pour exemple mon cas personnel plutôt que de me risquer à des généralités.

Mon smartphone est un vieux Samsung A3 à la batterie bien usée: il me perd 5 % rien qu’à l’allumer
Ma production électrique sur le vélo dépend de mon kilométrage (avec ma dynamo-moyeu) et de l’ensoleillement (avec mon panneau solaire).
Toujours j’ai réussi à voyager en autonomie électrique complète mais ça implique de gérer au quotidien.

Je suis évidemment TOUJOURS EN MODE AVION avec mes cartes chargées sur la carte SD.

Pour me guider avec Locus Map je ne lance JAMAIS le guidage ni l’orientation . J’affiche la carte quand c’est nécessaire puis je ferme l’écran en gardant l’itinéraire en mémoire (dans 800 m à droite puis 2km à gauche. Pour les distances, une fois l’écran éteint, je me fie à mon compteur de vélo)

Il peut m’arriver dans des endroits un peu scabreux (traversée de ville) de laisser l’écran allumé et de suivre mon parcours visuellement, rien de plus.

Si vous voulez utiliser votre smartphone comme un GPS de voiture avec guidage et indications des changements de direction vocaux ou visuels prenez le temps de faire des essais si vous n’avez pas accès chaque soir à une prise électrique (et plus encore si vous voulez enregistrer votre trace) .

Certaines fonctions sont vraiment formidables (ça sonne quand on s’éloigne de la trace par exemple) mais ont toutes pour moi un défaut rédhibitoire: elles mangent trop de batterie.

Une appli c’est une carte numérique en fait ?

Pas du tout! Une application mobile est une interface qui va gérer une ou des cartes.

Certaines cartes (comme celle de l’IGN par exemple) sont des images que votre téléphone va télécharger ou enregistrer sous forme de tuiles. Si vous voulez une plus grande échelle, il vous faut changer de dessin, donc de tuiles.

A l’inverse la plupart des autres cartes utilisées dans les applis sont sous forme vectorielle. C’est un fichier numérique contenant toute l’information nécessaire au dessin ou à l’affichage automatique d’une carte. On parle de fond de carte.

L’appli peut choisir de l’afficher de telle ou telle manière (les pistes cyclables en violet par exemple, en rose bonbon ou en vert brillant….)

Important : App n’est pas fond de carte !

La confusion est courante, elle est parfois encouragée par les applications elles-mêmes.

Certaines applis (celles de Google ou de Garmin) utilisent leur propre cartographie. Dans ces cas précis les applications ne disposent que d’un seul fond de carte qui leur est propriétaire. Ce sont des exceptions.

Toutes les autres applis offrent par défaut un fond de carte OpenStreetMap . OpenStreetMap allias OSM est une carte libre, gratuite et participative.


Elles peuvent aussi proposer en plus d’autres fonds de carte, gratuits ou non (c’est le cas par exemple des applis de l’IGN – Iphigénie et IGN Rando- mais aussi de Locus Map, d’Osmand, d’OruxMap, Ride With GPS.. ) Il y a une multitude de cartes ou de fond de carte disponibles.

Une application mobile N’EST PAS UN FOND DE CARTE. Une appli est une interface logicielle qui va offrir des options d’affichage de cartes, et donc un CHOIX DE CARTES (en ligne ou hors ligne).


Elle va aussi proposer d’autres outils plus ou moins complets, plus ou moins ergonomiques :

  • Le guidage (plus ou moins personnalisé)
  • L’orientation
  • L’affichage de trace en couleur selon vos critères…
  • La recherche d’adresse (en ligne ou hors ligne) avec le choix ou pas des moteurs de recherche
  • la création d’itinéraire (en ligne ou hors ligne ) avec le choix ou pas des moteurs d’itinéraire
  • L’enregistrement de parcours
  • L’ajout de points
  • L’ajout de photos sur la carte
  • Différents compteurs de vélo avec gestion de la vitesse
  • Des outil de géocatching
  • …..

Quelques Apps très communes (que je me retiens de ne pas nommer) ne propose qu’OpenStreetMap en unique fond de carte.
Jusque là rien de plus normal. Ce qui l’est moins c’est de laisser croire (comme c’est parfois le cas) que le prix d’achat est en rapport avec la cartographie affichée !

Combien de fois n’ai-je pas entendu : « mais 30€ par an c’est dérisoire pour pouvoir afficher les cartes du monde entier…. »

C’est un peu comme si un dictionnaire payant mettait en avant le libre accès
aux articles de Wikipedia…

Une appli c’est un moteur d’itinéraire ? non ?

Ce sont deux choses différentes: une appli qui propose de créer un parcours UTILISE un moteur d’itinéraire. Elle peut d’ailleurs laisser le choix à l’utilisateur et lui en proposer plusieurs.

L’app en elle-même n’est pas un moteur d’itinéraire

Pour résumer brièvement , il s’agit de la même problématique que les fonds de cartes.
Exceptés quelques systèmes propriétaires qui ont développé leur propre moteur (on retombe sur Google ou Garmin) , les autres applis utilisent des moteurs, certains sont gratuits, d’autres non. Certains sont libres, d’autres pas.

Ce n’est pas l’appli qui fait le parcours ce sont le ou les moteurs qu’elle utilise.

Les applis ont malgré tout un grand rôle à jouer : choix de l’interface, possibilités d’étapes, choix des options….

J’ai essayé de tout bien expliquer ici si cela vous intéresse :

Alors c’est quoi une bonne appli ?

Une bonne appli c’est une appli qui respecte un cahier des charges propre au randonneur à vélo :

  • Appli optimisée pour économiser la batterie
  • Cartes téléchargeables et accessibles hors-ligne en mode avion.
  • Cartes téléchargeables avec le choix du dossier de téléchargement (carte SD) pour ne pas se retrouver avec un téléphone dont la mémoire principale est saturée.
  • Cartes téléchargeables avec un poids réduit. (si vous voyagez au long cours, il est important de pouvoir importer la cartographie de 15, 30 pays, voire du monde entier)

Une bonne appli c’est aussi une interface qui vous convient.
Je suis resté des années avec Iphigénie avant de piquer une crise et de la prendre en grande détestation… et pourtant je ne doute pas que certains et certaines l’apprécient énormément (c’est une appli très complète).

Je « mappais » déjà depuis quelques temps sur OSM . En faisant des recherches dans le milieu « carto » trois grandes applis sont très vites ressorties, celles que BRouter a choisi pour son installation hors ligne sur smartphone :

Les trois sont développées et améliorées régulièrement, les trois coûtent quelques euros (9,90 € à vie pour Locus Map) ce qui n’est vraiment pas cher au regard de leur qualité.

Les trois existent en version gratuite (mais limitée) .
Le mieux pour choisir reste encore de les essayer puis d’acheter la version pro pour profiter de toutes les fonctions.

Leurs qualités font aussi leur complexité : elles offrent beaucoup d’options, de choix, de possibilités . Elles gèrent le dénivelé, le calcul des distances, les parcours (que vous pouvez tracer vous même) et vous permettent de poser des points où vous voulez, ont des options de recherche, de créations d’itinéraire et d’affichage des parcours….

Évidemment elles ne conviendront pas à tous et toutes et bien d’autres trouveront leur bonheur ailleurs.

N’oubliez pas dans le choix de l’appli , outre le cahier des charges listé au dessus, de prendre en compte le prix (je rappelle que Locus Map Pro coûte 9,90 à vie, Osmand 7,99, et Orux Map moins de 4 €) mais aussi la communication.


Il est parfaitement normal qu’une appli soit payante, pas qu’elle vous prenne pour un gogo 😉

Je rajoute que certaines applis sont gratuites parce que le produit c’est vous.
On vous propose des cartes mais aussi des hôtels, des boutiques…
Évidemment ça fonctionne, mais le but n’est plus alors de fournir une appli cartographique de qualité mais de vous faire consommer.

Avant de vous engagez, TESTEZ ! Testez plusieurs applis, COMPAREZ LES!
Prenez le temps de comprendre comment fonctionne la carto numérique. Si vous faites bien la différence entre appli, fond de carte et moteur d’itinéraire vous serez plus à même de bien choisir mais aussi de ne pas vous faire avoir par des arguments commerciaux fallacieux, comme par les modes du moment.

Car oui il y a des modes, il y a deux/ trois ans c’était la mode d’une appli que je ne nommerai pas, en ce moment c’est la mode d’une autre que je ne nommerai pas davantage 😉

Le cas particulier de Google Map

Je suis plus attirée par le monde du libre que celui de Google. Rélie utilise beaucoup mieux que moi google map et vous en parle très bien ici :

Google map n’a pas grand intérêt en tant qu’appli principale de GPS/carto sur téléphone ( mais Rélie m’a glissé à l’oreillette que sur tablette ça pouvait l’être)
Les extraits de cartes qu’on peut télécharger prennent beaucoup de place, elle ne remplit pas du tout les conditions citées au-dessus.

Malgré tout la masse des données qu’elle est capable de fournir en ligne est proprement impressionnante :

  • Recherche de magasin
  • Heures d’ouverture
  • Numéros de téléphone
  • Vue satellite (très utile quand la cartographie est imprécise )
  • État du trafic
  • ….

Bref Google map peut être un outil précieux qu’il convient de ne pas négliger.

21 commentaires sur “C’est quoi une bonne appli de cartographie ? Comment ça fonctionne ?”

  1. Je me suis régalé en lisant ton article. Il y a un point qui me turlupine et tu pourras peut-être m’aider. Avoir un vieux smartphone au fond du sac est une idée intéressante, mais seulement dans le cas d’une panne de l’appareil. En cas de perte (aventure vécue sur les rives du Guadalquivir, téléphone retrouvé par le plus grand des hasards le lendemain) de celui-ci, comment faire pour avoir une nouvelle carte Sim auprès de son fournisseur d’accès ?
    J’adore votre site
    Bonne continuation

    1. Merci beaucoup pour les compliments! 😀
      En fait lorsque mon téléphone a planté au Kirghizistan j’étais sur une carte sim Kirghize (ce qui explique que mon téléphone se soit installé en cyrillique je pense 😉 )
      Le plus important dans le smartphone n’est pas tant la carte sim que le compte google (en tout cas pour Android) auquel il est rattaché. Tu peux rattacher n’importe quel smartphone (sous android) à ton compte google et retrouver illico toutes tes applications (et tes données si tu as pensé à les mettre en sauvegarde sur un drive ou un cloud accessible depuis le smartphone)
      Tu n’as d’ailleurs même pas besoin de carte sim dans le téléphone, une connexion en wi-fi fait très bien l’affaire.
      La carte sim n’a d’intérêt que pour les appels téléphoniques ou les sms . Dès lors qu’on quitte la CEE c’est toujours plus intéressant de changer de carte sim (même en Bosnie, au Montenegro c’est mieux d’acheter une carte sim locale et de communiquer par messagerie, whattsApp, messenger, Skype, Discord…. )
      Ce qui pose problème quand même c’est les degrés de sécurité que toutes les applis mettent en place en envoyant un sms pour vérifier que tu es le bon utilisateur…
      Là pour le coup la réinstallation peut être problématique (les applis de banques , WhattsApp….)
      Je sais que pour la banque par exemple j’ai réussi à déjouer le truc en passant par un autre degré de sécurité que la vérification par sms : ma banque envoie une vérification sur l’appli bancaire installée sur le mobile (que je peux donc ré-installer si je connais mes mots de passe) mais pour WhattsApp je n’avais pas étudié le problème , je me suis retrouvé à communiquer en Asie Centrale par le messenger de Facebook… Bon finalement je m’en suis sorti mais c’est vraiment un sujet qu’il serait intéressant d’étudier en profondeur!
      D’autant que je me demande si les comptes gmail n’ont pas augmenté leur degré de sécurisation depuis ma mésaventure (Aout 2019) , si ça se trouve il faut maintenant activer la réinstallation avec un code reçu par sms, je vais essayer de réfléchir au problème….
      [édité : si j’en crois cette page , le mot de passe suffit… A vérifier cependant 😉 https://support.google.com/android/answer/7664951?hl=fr ]
      Pour la carte de sim je pense qu’un fournisseur d’accès français ne peut l’envoyer qu’au domicile de l’abonné, donc à moins de se la faire ré-expédiée je ne vois pas trop mais je ne suis pas experte en téléphonie.

      1. Concernant la réinstallation de WhattsApp sur le téléphone sans disposer de la carte sim , j’ai trouvé ce site qui explique très bien comment faire : http://www.prodigemobile.com/tutoriel/installer-whatsapp-sans-carte-sim/ (appel sur un téléphone fixe)
        C’est très malin mais la question se pose de savoir en quelle langue les 6 numéros sont prononcés (langue locale? langue de l’utilisateur? )

        Ici une autre piste avec icloud : https://faq.whatsapp.com/iphone/verification/about-saving-whatsapp-credentials-in-icloud-keychain

  2. hello Marie !
    sympa ton article et bien fouillé 🙂

    deux petites remarques :
    1) dans les trucs nécessaires à une « bonne appli » je mentionnerai avant tout la précision, l’actualité et la densité des routes et chemins (surtout) ainsi que des informations annexes (hébergement, lieux, curiosités, etc…)

    2) quand au poids des cartes cela n’a guère d’importance quand tu parcoures 80 kils par jour il te suffit de les télécharger en temps utile, d’autant plus avec la taille gigantesque des cartes SD actuelles !

    note personnelle : il faudrait aussi une comparaison objective entre Gmap et OSM ! si j’aime et utilise au max l’open source j’ai surtout besoin de résultats; personnellement à chaque fois que j’ai comparé j’ai été bluffé par la richesse de la cartographie Gmap, même des chemins de 10cm de large dans la jungle profonde y sont ! (et pour ce qui est des infos utiles c’est encore pire !)

    bonne route à tous 🙂

    phil, pour http://www.velo-voyage.ch

    1. Merci Phil pour le compliment.
      Mais en fait ici je ne parle pas du fond de carte mais de l’appli 😉 J’ai fait un article justement parce que tout le monde confond 😀
      Sur une bonne appli on peut changer de fond de carte 😉 Cela dit je ne doute pas que Google Map aie des qualités , je les cite même dans l’article ( par contre je précise que les cartes de google pour l’Islande sont absolument lamentables par exemple, comme au Tadjikistan 🙁 cela n’empêche pas qu’elles soient certainement excellentes ailleurs )
      Sur le poids des cartes, tout dépend où tu voyages , télécharger au fur à mesure n’est possible que dans des pays ou des régions qui disposent d’une connexion digne de ce nom.
      Si je prends pour exemple l’Asie Centrale pouvoir télécharger et accéder aux anciennes cartes soviétiques c’est vraiment indispensable!

  3. Bonjour merci pour toutes ses infos.
    Une petite question vous dites à un moment j ai détesté iphigenie..pourquoi ? Car je l ai et je la trouve très compliqué à utilisé c est pour ça ? Je trouve que les applications de cartes sont faites pour les bac+5

    1. Oui Karo c’est exactement ça. Je savais qu’avec elle je pouvais tout faire mais je passais ma vie à chercher comment le faire.. et même après l’avoir fait 20 fois, je ne retrouvais plus comment y arriver 🙁
      Un jour j’ai craqué , j’ai téléchargé, j’ai testé et je n’ai pas compris comment j’avais pu rester si longtemps avec Iphigénie.
      Mais honnêtement j’ai discuté avec des gens qui sont ravis avec et qui n’envisagent pas du tout d’en changer.

  4. je rédige de temps à autre pour le Kilomètre Ø et j’avais fait une article sur le sujet également : https://www.km0.paris/news/quelle-application-utiliser-pour-vos-voyages-a-velo/
    de mon cîté j’utilise bikegpx car il permet d’afficher la trace et l’orientation sans fond de carte et donc avec la 3G déconnecté. Du coup cela consomme quasiment rien (le GPS reste actif même en mode avion). Même chose en ville je réactive le fond de carte car en suivant seulement la trace quand il y a beaucoup de rues, ça peut vite devenir un challenge 🙂

    1. Mais il n’est nullement besoin de connexion pour afficher une carte. Il suffit juste de la télécharger gratuitement et de l’installer.
      J’ai expliqué la marche à suivre ici : http://biclousetbidouilles.com/installation-des-cartes/
      Sinon la trace et l’orientation non rien non plus à voir avec le fond de carte (cela n’utilise pas les mêmes données) mais c’est quand même plus agréable de pouvoir suivre une trace qui est affichée sur une carte 😉

      Ca fonctionne même avec la version gratuite de Locus Map, comme avec OsmAnd, Orux Map…

  5. oui bien sur, ce que je veux dire c’est que bikegpx par exemple ne permet même pas le telechargement des fonds de carte (uniquement le « streaming » de la carte vectoriel soit gmaps, soit apple maps sur ios).
    du coup je m’embarrasse même pas du fond, ça apaise le trajet je trouve 🙂

    je vois que locus map n’est pas dispo sur ios, connaissez-vous une alternative du même niveau (selon vos critèrs) sur iphone ?

    merci beaucoup

  6. Bonjour,
    Article très intéressant, merci ! Personnellement j’avais un GPS dédié pendant plusieurs années (TwoNav Anima et un Garmin eTrex avant ça), mais depuis cette année je suis passé sur smartphone (utilisé pendant 3 semaines de voyage en France cet été). Par contre, pas n’importe quel smartphone – un smartphone à écran à encre électronique (un Hisense A5 en l’occurrence), qui permet une autonomie de plusieurs jours (tout comme un GPS dédié, voir mieux), et étant en ‘i-ink’ l’écran est bien plus lisible que n’importe quel smartphone classique ou écran de GPS couleur. Seul inconvénient, c’est en monochrome, tout comme les liseuses (même si une version couleur – le A5C – existe maintenant). Je l’utilise avec Brouter et OSMand, et j’en suis très content – la souplesse des applis Smartphone et la taille d’écran, mais avec une très grande autonomie (4 ou 5 jours en mode ‘super économie de batterie’ sans recharger) et une lisibilité très appréciable.
    Seul bémol – je voulais éventuellement l’utiliser comme mon seul et unique smartphone, un écran monochrome suffisant pour la plupart des utilisations que j’en fais, mais j’ai un drone et force est de constater que regarder un retour vidéo sur un écran monochrome et avec la latence d’un écran à encre électronique le rend inexploitable pour cet utilisation, dommage !

    1. Bonjour,
      Merci beaucoup Duncan, je ne savais même pas qu’il existait des smartphones à encre électronique! C’est vraiment intéressant comme concept, on passe un temps fou à lire sur smartphone (en tout cas moi) et le confort de lecture à coté d’une liseuse est déplorable.
      Par contre je m’interroge ? Une carte géographique avec une encre électronique? Est-ce aussi lisible quand tout est en nuance de gris? J’ai tellement l’habitude d’éviter les routes jaunes et de prendre les blanches que je me sentirai peut être un peu perdu.. mais ce n’est peut être qu’une question d’habitude.
      Tout de suite plein de question me viennent à l’esprit : Pouvez vous faire des photos avec? de qualité? Cela permet il de se passer de liseuse?
      Si vous le voulez bien je vais mentionner votre intervention dans l’article. Merci pour la découverte!

      1. Bonjour Marie,
        C’est vrai qu’il n’existe que très peu de modèles – j’ai commandé le mien en Chine puisque il n’est pas commercialisé en Europe, mais le principe me semblait intéressant pour une utilisation en GPS vélo. Une carte géographique serait forcément moins lisible en nuances de gris. Dans mon cas j’utilise les cartes OSM d’OSMand et j’ai dû jouer avec les profiles d’affichage pour tenter de trouver un mode qui rend l’affichage des applis et cartes conçus pour des écrans couleur assez lisibles et contrastés sur l’écran monochrome. C’est certes moins ‘limpide’ qu’un écran couleur, mais ça reste tout à fait exploitable et qu’est-ce qu’on gagne en lisibilité par rapport à un écran de smartphone classique en plein soleil ! Peut-être le smartphone à écran en encre électronique couleur serait le compromis idéal, mais je ne l’ai pas essayé.
        Concernant les photos, oui la qualité est tout à fait comparable à des photos prises avec un smartphone ‘classique’ comparable – le rendu sur écran est bien sûr en monochrome, mais les photos en elles-mêmes sont en couleur – on les affiche bien en couleur une fois transférés sur un appareil avec écran couleur. C’est pareil pour les captures d’écran, c’est marrant de voir par exemple que les icônes des applis sont bien en couleur, mais affichés en monochrome sur l’écran forcément. On peut tout à fait s’en servir comme une liseuse sinon, même si la taille de l’écran est moins importante que celui d’une liseuse dédiée.
        Pas de souci pour mentionner mon intervention dans l’article 🙂
        Cordialement

  7. Bonjour Duncan et Marie,
    je viens d’avoir une longue conversation avec un conseiller Hisense par le Net, le hisense A5 date de 2019, on ne le trouve pas sur le site Hisense (bizarre quand même) et Hisense ne connaît pas non plus la date de sortie du A5C.
    Duncan,
    j’avais investi dans un GPS sans grande certitude hormis celle-ci, on n’obtient vraiment pas de grande satisfaction à détourner un objet de sa fonction première. Et vos analyses le prouvent. Un tél est d’abord fait pour téléphoner, communiquer ; un GPS pour se diriger dans l’espace. Seulement vous avez encore raison, Garmin nous incite plus et plus encore à consommer. Le rachat supplémentaire de cartes (dont je n’ai pas la certitude qu’elles soient nécessaires) représente un coût considérable. Pour l’instant je n’arrive pas à me guider comme je voudrais avec ce GPS et les cartes fournies de série avec. Bref je patine. Je réfléchis même à des cartes papier..
    Mais merci pour vos éclairages.
    Amitiés vélocipèdiques !

    1. Pascal,
      Merci pour votre message mais si c’est une mauvaise nouvelle pour le Hisense.. ce n’est peut être pas figé? comme c’est une technologie nouvelle j’ose croire qu’il y a de l’espoir…
      Par contre , hormis le fait qu’il faille le recharger régulièrement je trouve le smartphone vraiment parfait comme GPS, pour moi il fait tout mieux qu’un GPS dédié. Cela dit, les cartes papiers c’est très bien aussi. C’est surtout pour traverser les grosses villes en vélo que je trouve ça un peu juste…

  8. Bravo pour toutes ces informations. J’ai pris un certain plaisir à vous lire et les vraies questions ont le mérite d’être posées. Je vais suivre votre blog avec attention.

  9. Bonjour Pascal,
    Le Hisense A5C est déjà sortie, et le A5 semble être proposé uniquement en version ‘Pro’ dorénavant. Peut-être Hisense Europe vous fournit les informations relatives qu’aux sorties officielles Europe, ces deux modèles n’étant jamais commercialisés ici. En out cas on les trouve facilement sur un célèbre site d’e-commerce Chinois.
    Le A5 Pro – https://www.aliexpress.com/wholesale?catId=0&initiative_id=SB_20201122084911&SearchText=hisense+a5
    Le A5C – https://www.aliexpress.com/wholesale?catId=0&initiative_id=SB_20201122084952&SearchText=hisense+a5c
    Quant à mon utilisation d’un smartphone, pour ma part je suis très content de mon A5 utilisé uniquement en tant que GPS, qui m’a coûté 150€, c’est à dire même moins que certains GPS dédiés. Je ne pense pas que mes analyses prouvent qu’il ne faut pas le faire ! Et puis il y a tellement de choses qu’on peut faire avec un smartphone en plus de téléphoner, ce serait dommage de ne pas profiter des capacités de ces appareils 🙂
    Cordialement

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