Quand Saint-Pierre se rapproche dans une symphonie de « splash » et de couleurs vives.

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Il y a le pont où les cétacés nous font l’article chaque jour qui passe. Après le festival des dauphins, nous voilà entourés de baleines. Queues qui s’élèvent haut sans le ciel, ailerons blancs qui tournoient sur les flots, immense corps qui affleure la surface ou la transperce avant d’y replonger dans d’immenses gerbes d’eau et bientôt d’écume mousseuse, le spectacle est tellement saisissant que je ne pense même pas à sortir le téléphone de ma poche pour l’immortaliser. Il faut dire que ma mémoire ne risque pas de l’oublier !

Et puis, il y a les entrailles du navire que nous visitons également. Avec patience et pédagogie, nous voilà guidés au milieu des corridors, des escaliers, et des milles sortes de moteurs que recèle ce qui se révèle être une véritable usine. Bientôt happée par les couleurs vives qui s’invectivent, se répondent et s’égaient dans ce monde où le jour n’entre jamais, je décroche des explications techniques pour ne plus voir que l’esthétique de ces tonnes de métal peint !
Rouge écarlate, vert pré, jaune canari, bleu cobalt, ici tout attire l’œil !

La traversée va durer un jour de plus à la demande des autorités. Bercée par le rythme du navire et charmée par la gentillesse de son équipage chaleureux, j’avoue que je ne sais plus bien si je dois m’en plaindre. Pour l’heure, je me laisse porter sans réfléchir en goûtant le plaisir de l’instant. Et il est grand.

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