Quand la terre s’espère…

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Je ne sais si le bruit des vagues qui résonnent en permanence dans ma cabine, si le roulis qui berce mes jours et mes nuits, si la compagnie de l’équipage et de certains passagers vont me manquer ; mais revoir le bel Ernest et partir avec lui à l’aventure me démange un peu quand-même… J’ai mis le temps dont je disposais durant cette transatlantique pour méthodiquement entrer mes deux guides de voyages (l’un préalablement numérisé et l’autre épais de quelques feuillets) dans locus maps.

Des points, des petits points…
(Sur l’air du poinçonneur des Lilas)

Un point d’intérêt général pour la ville et des marqueurs spécifiques pour les musées, la demeure remarquable ou la baie à ne pas rater. Et pour chaque entrée, la copie de la page du guide qui l’évoque. Je n’aurais pas le temps de tout voir mais ainsi j’en gagnerai pour m’en mettre plein les yeux.
J’y ai ajouté le GPX de la T’Railway (ancienne voix de chemin de fer transformée en piste et qui traverse l’ile dans sa largeur), tout ce que j’ai pu trouver sur les parcs nationaux, quelques sentiers de randonnée (surtout ceux qui mènent aux réserves d’oiseaux ou au bord de mer), les épiceries, les points d’eau et les potentiels endroits où se ravitailler en flotte. Bref, j’ai mis à profit mon voyage en mer pour en profiter encore davantage à terre.

Je commence a ostensiblement tourner mes jumelles vers tribord où je sais que les côtes de Terre-Neuve se cachent désormais à quelques dizaines de milles marins …

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